15.11.2009
Charles Beer accuse l'extrême-gauche
Très ému, Charles Beer déclare, à son arrivée à Uni Mail en compagnie de Véronique Pürro non moins émue et des Verts radieux Hiler et Künzler, qu'il reprend son entière liberté de parole à l'égard du parti socialiste.
Le chef du Département de l'instruction publique a des mots très durs à l'adresse de l'extrême gauche qui n'a pas appelé à voter pour permettre aux candidats socialistes et écologistes de conserver la majorité au Conseil d'Etat. "C'est une défaite très lourde", martèle l'ancien syndicaliste qui dénonce le travail de sape mené par certains socialistes jusqu'au coeur de son parti, dont il demande la refondation.
Charles Beer, dans un entretien vidéo, annonce ses trois objectifs pour la prochaine législature. Il réclame un plan pour soutenir les communes suburbaines et les quartiers difficiles de Genève. Le magistrat dit qu'il a essayé de répondre à la situation précaire de ces quartiers avec le réseau d'enseignement prioritaire, mais constate que son effort a été insuffisant: "Il faudra juste mettre les bouchées triples pour arriver à un résultat."
Michèle Künzler constate s'agissant de la défection des votes de la gauche que certains préfèrent l'opposition. Interrogée sur la position des Verts qui ont voté pour la baisse d'imppôt, la nouvelle élue défend sa position: Nous avons rétabli l'égalité de traitement et lutter efficacement contre les prétentions de la droite qui voulait couper trois fois plus dans les recettes fiscales.
Michèle Künzler espère reprendre l'aménagement du territoire, mais la perte de la majorité risque de priver les Verts de ce département. Michèle Künzler refuse la critique faite par Mark Muller durant la campagne selon laquelle Robert Cramer, tout occupé à faire avancer le projet d'agglonération, ne se serait pas assez engagé pour débloquer les plans de quartiers.
JFM


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Commentaires
Voici un argumentaire typique des socialistes... ils prennent une veste phénoménale et ce n'est que la faute des autres... Affligeant.
Ecrit par : Déblogueur | 15.11.2009
Bien que vaudois de Morges et socialiste, ce qui s'est passé à Genève touche également les socialistes vaudois et d'ailleurs. J'espère que le PS genevois saura se remettre en question...à l'intérieur et ne pas voir les fautes ailleurs. Les intrigues doivent cesser. Je souhaite au président visionnaire du PSG beaucoup de courage et succès pour l'avenir.
Eric Voruz, conseiller national (VD)
Ecrit par : Eric Voruz | 15.11.2009
"Je souhaite au président visionnaire du PSG "
MDR!
Pourquoi? Il a eu la vision de la défaite de VP et il a laissé faire?!
Ou il a eu la vision de son entrée au CE? Trop drôle.
Voilà ce qui arrive quand on fait preuve de dogmatisme. Ce n'est pas le plus compétent qui est choisi. La baffe est bien méritée.
Ecrit par : Johann | 15.11.2009
Argumentaire ridicule, en effet! Beer n'a même pas eu l'oambre d'un doute quant à son bilan: "C'est pas ma faute, c'est de la leur!" La faute lui incombe pourtant malgré les simagrées pour sauver la face : certains électeurs socialistes l'ont simplement compris.
Ecrit par : Micheline Pace | 15.11.2009
Une raison de la défaite est également le mauvais "ticket" socialiste.
Beer et Pürro étaient des jumeaux monozygotes. Mêmes parcours, mêmes réseaux, mes idées, mêmes socialismes, ...
Avec en plus le dogme suicidaire de la parité on obtient le résultat que l'on voit.
Tornare aurait obtenu le siège (peut-être au détriment de Beer c'est vrai).
Donc Beer avait peut-être intérêt à avoir une femme faible à ses côtés afin d'assurer sa place.
Ecrit par : FISCHER Marc | 16.11.2009
C'est la faute à caliméro... Il n'avait qu'a pas renier son passé syndical si il ne voulait pas se mettre la gauche de gauche à dos. Pas une seconde je n'ai hésité à ne PAS voter pour lui.
Ecrit par : alfred | 16.11.2009
merci pour la vidéo.
Ecrit par : tarot | 01.12.2009
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